
Institut français
30 novembre 2022 - 30 novembre 2022
De quelles Méditerranées parlons-nous ?
Introduction & modération : Maria Daïf
- Giovanna Tanzarella, Vice-Présidente du réseau Euromed-France et responsable de l’Université Populaire de l’Institut de Recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (Italie)
- Karim Rouissi, architecte, Vice-Président de Casamémoire (Maroc)
- Omar Berrada, auteur, curateur (Maroc)
«Depuis toujours, la Méditerranée est traversée d’échanges, de circulations, d’idées, par des hommes et des femmes… Elle a connu des tensions, des divergences et des méfiances. Mais au delà des dualités, les bords de la Méditerranée partagent un même fond anthropologique et des modes de vie très proches. A cela s’ajoutent les défis communs, immenses, climatiques, déficit de développement durable, prévention des conflits, etc. Le monde méditerranéen actuel est une portion du monde global. Dans ce contexte, l’art et la culture constituent potentiellement des liens forts entre les deux rives. Pour cela, une coopération culturelle ambitieuse doit être fondée sur de nouvelles bases. Lesquelles ?»
Giovanna Tanzarella, historienne
«Consciemment ou inconsciemment, les architectes puisent leur inspiration dans les images mémorisées, dans leurs souvenirs et dans la culture, la création architecturale est par la suite enrichie à la rencontre du génie du lieu et par les exigences de la contemporanéité. Comment ce processus d’écriture architecturale s’est-il produit à Casablanca ? De quoi l’architecture casablancaise est-elle la citation ? Pourquoi Casablanca est une cohabitation d’influences méditerranéennes, d’un territoire et de cultures locales ?»
Karim Rouissi, architecte, Vice-Président de CasaMémoire
« Il est des étoiles inaperçues dont la lumière nous éclaire à notre insu. Il est des astres dont l’éclat ne nous parvient qu’une fois éteint à jamais. Le silence et l’ombre sont fructueux pour la création, mais il arrive que les artistes se complaisent dans cet éloignement ou s’y trouvent condammé.e.s. Totale ou partielle, temporaire ou durable, stratégique ou indésirée, revendiquée ou subie, l’invisibilité de l’artiste prend des formes multiples. A partir du parcours de trois artistes méditerranéen.ne.s –Etel Adnan, Ahmed Bouanani et Baya Mahieddine–, on identifiera différentes manières d’être invisible et leurs rapports à l’autonomie, à la postérité et aux injonctions du capital et du pouvoir.»
Omar Berrada, écrivain, curateur